Gérer le corps émotionnel

Notre Ame véhicule les mémoires de nos émotions de vie en vie. Cela crée des schémas répétitifs. 

En effet l’émotion est toujours là en premier et enregistrée dans notre corps émotionnel. Ensuite le mental entre en jeu : il analyse, décortique les circonstances de l’émotion. S’il s’agit de ressentis négatifs comme la peur, la colère ou la tristesse, il va ensuite fuir les mêmes circonstances pour ne pas les revivre. C’est en quelque sorte une survie émotionnelle. Toutes ces histoires créent des croyances par rapport, à nous-même, aux autres, au monde extérieur et freinent notre ouverture de conscience car elles sont devenues la trame de notre vie, créent notre structure psychologique. Elles continuent à nous influencer et donc à nous diriger sur un chemin qui n’est pas le meilleur pour nous. De plus ces ressentis négatifs attirent constamment les mêmes expériences. 

Seule la modification des histoires que tu as en toi peut t’amener à la paix intérieure, à la sérénité.                                                                   

Comment gérer le corps émotionnel ? Il faut ressentir l’émotion, la traverser sans tomber dans l’émotivité où l’on blâme l’autre ou les évènements (on reste ainsi dans le fameux triangle dramatique de Karpman que nous verrons plus loin). Pour ne pas tomber dans l’émotivité, on respire calmement.

Je vous partage mon expérience : J’avais peur des chiens depuis que ma fille avait été mordue alors qu’elle roulait à bicyclette. En ballade, je ressentais la peur dès que je voyais un chien. S’il n’était pas en laisse, je faisais demi-tour et en laisse, je m’écartais fortement. Cela a duré plus de 20 ans avec la croyance qu’un chien peut toujours un jour être agressif. D’ailleurs face à mon attitude d’évitement, on me disait : « il est gentil »           

Un jour j’ai décidé que je me privais de l’expérience agréable que constitue une ballade dans la nature et je me suis renseignée sur le changement possible. J’ai lu Joe Dispenza que nous retrouverons plus loin. 

Avant chaque ballade, J’ai créé de nouvelles émotions de gratitude, de joie, de liberté, de paix, que m’apporte une ballade dans la nature. J’ai nourri mon cœur de ces émotions au départ de la ballade. Je n’ai donc pas attendu l’expérience pour ressentir l’émotion, en l’occurrence être surprise à un moment par l’arrivée d’un chien. En faisant cela au départ de chaque ballade, j’ai ancré dans mon corps et dans mon ressenti, un nouveau programme. Pourquoi avoir peur à l’avance ? J’ai moi-même été surprise du résultat. La ballade commence dans la joie. Ensuite je vois de loin un chien. J’ai d’abord pris du recul pour être le témoin de ma peur à la vue du chien et ne pas m’identifier à elle. Au fur et à mesure la peur a fini par disparaître. 

J’ai pu petit à petit croiser d’abord des chiens en laisse sans m’écarter du chemin. Aujourd’hui je peux laisser un chien m’approcher et même le caresser après avoir demandé l’autorisation à son maître. 

Il est important de comprendre que se battre contre notre croyance, c’est lui donner l’énergie de notre combat  Le principe est de créer une nouvelle expérience et de l‘intégrer. Source : https://oeuvre-spirale.com/creer-les-images-qui-liberent/

Vous pouvez aussi écouter Eckart Tolle sur le corps de souffrance: 

Ne pas refouler l’émotion mais l’observer

Comment apaiser sa colère ?

https://www.youtube.com/watch?v=zWbqW4LSwTA